Pas d'excision
pour ma soeur !

Campagne nationale contre l'excision

Le GAMS Belgique avec une vingtaine de partenaires lance en juin 2008 une campagne nationale pour prévenir le risque d’excision lors d’un retour au pays pendant les vacances.

Tu trouveras sur ce site plus d’information sur l’excision, les pays qui la pratiquent, ses conséquences, pourquoi ça continue, que dit la loi en Belgique et en Afrique, qu’est-ce qu’on peut faire

 

 

Découvre l’histoire de Diariatou qui part en vacances au Sénégal >>

 

Découvre le clip ‘non à l’excision’ de Tiken Jah Fakoly >>

Tu peux te procurer la bande dessinée gratuitement au GAMS en français, néerlandais, allemand ou anglais.

 

Si tu veux en savoir plus…

Que sont les mutilations sexuelles féminines?

Les mutilations sexuelles féminines désignent toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation de ces organes pratiquée pour des raisons culturelles ou autres et non à des fins thérapeutiques (Organisation Mondiale de la Santé, 1997).

On parle d'excision quand le clitoris a été coupé (et une partie ou la totalité des petites lèvres). Cela représente 80% des cas de mutilations sexuelles. On parle d'infibulation quand après avoir coupé le clitoris et les petites lèvres, les grandes lèvres sont cousues ensemble ne laissant qu'un petit orifice pour le passage des urines et du sang des règles.

Quels pays sont concernés?

Il existe des pays africains où la majorité des filles sont touchées comme en Somalie ou à Djibouti et d'autres pays où seulement certaines ethnies le font comme au Sénégal ou en Côte d'Ivoire. La forme la plus sévère, l'infibulation, est surtout pratiquée en Afrique de l'Est (Somalie, Djibouti, Soudan, Egypte, Ethiopie, Erythrée), mais peut aussi se retrouver en moindre proportion dans certains pays d'Afrique de l'Ouest (Mali, Nigeria).

Qui pratique les mutilations sexuelles ?

En Afrique, dans les pays concernés, les mutilations sont en général pratiquées par des vieilles femmes, des accoucheuses traditionnelles ou des barbiers (en Egypte), parfois par des médecins ou sages-femmes dans une formation sanitaire bien que cela soit interdit par l'Organisation Mondiale de la Santé. Dans les pays occidentaux qui accueillent des communautés originaires de ces pays, des fillettes sont encore victimes de mutilations sexuelles. Les familles font appel à une exciseuse expatriée ou envoient en vacances leur fille au pays pour qu'elle subisse l'excision. Les mutilations sont pratiquées généralement entre 4 ans et 14 ans, mais elles peuvent être aussi réalisées à quelques mois de vie ou juste avant le mariage, selon les cultures. On observe ces dernières années un abaissement de l'âge de l'excision.